Conférence Perçage (piercing)

samedi 24 novembre 2018

16 h 00 - 17 h 00


Une conférence donnée par le perceur Éric Lavallière, propriétaire de Prium Piercing est offerte gratuitement. Ayant suivi plusieurs conventions internationales sur le perçage, ce perceur d’expérience est parfaitement outillé pour démystifier et vulgariser l’univers du perçage. Une demonstration de perçage sera fait et expliqué devant vos yeux.

Date : Samedi 24 novembre à 16h

Durée : 1h

PIERCING

 

Tout comme le tatouage, il est difficile de définir précisément et avec certitude les premières apparitions du piercing. La pratique du piercing remonte au moins jusqu’à l’époque néolithique, il y a environ 10 000 ans.

Les hommes et les femmes de la tribu Mursi en Afrique avaient pour coutume de s’insérer des disques d’argiles aux lobes des oreilles et à la lèvre inférieure des femmes uniquement. Les jeunes filles avaient la lèvre percée dès l’âge de 10 ans, leurs incisives étaient extraites avant la perforation et une cheville de bois était placée en guise de premier ornement. Chaque année, le trou labial était agrandi par des disques d’argiles, jusqu’au plateau final qui était décoré par des gravures et dont la taille correspondait au prix de la femme pour le mariage.

En Inde et au Pakistan, le piercing au nez se pratique depuis des siècles, et en Inde, il est couramment porté par les femmes depuis le 17e siècle. Ce piercing est récupéré par la culture hippie dès les années 1960, il est adopté d’ailleurs par le mouvement punk dans les années 1980 et devient populaire dans le reste du monde vers la fin du 20e siècle. En Égypte antique, des boucles d’oreilles en or étaient portées par les hommes de haut niveau social et les perforations du nez et des oreilles étaient réservées aux pharaons et autres membres de la famille royale.

Le piercing à la langue, quant à lui, est originaire d’Amérique. Plus précisément, des civilisations aztèques et mayas et était lui aussi réservé à l’élite. Ce piercing était censé conférer à son porteur la possibilité d’entrer en contact avec les Dieux. Il était accompagné de piercings aux oreilles, au nez et à la lèvre inférieure. Ces décorations sont encore répandues parmi les peuples autochtones de ces régions.

En ce qui concerne les piercings génitaux, c’est dans la Rome antique que remontent les plus anciennes traces de ces piercings. Ils étaient utilisés sur les femmes esclaves pour éviter les relations sexuelles entre esclaves. Il existe aussi plusieurs autres formes comme celles pratiquées par les moines pour interdire toute pratique sexuelle

Cette forme d’art corporel se répand dans l’aristocratie du 18e et 19e siècle puis disparaît d’Europe au début du 20e siècle. Il réapparaît à la fin des années 60, sous l’impulsion d’un millionnaire américain, Doug Malloy, plus connu sous le nom de Fakir Musafar. Cet homme est le fondateur du courant philosophique des Modern Primitives, qui revendiquent la symbolique des modifications corporelles, en général. Certains piercings sont ensuite récupérés par les milieux hippy, dans les années 60 et 70, puis Punk, dans les années 80. La popularisation du piercing date seulement d’une quinzaine d’années, et on la doit principalement aux artistes de la scène publique comme Madonna, Naomi Campbell et même Jean-Paul Gauthier ont largement contribué à l’essor du piercing (et pour certains du tatouage aussi) auprès du grand public, depuis les années 90.